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Alliance Article 32 Observatoire pour la protection des droits à l’accès à l’information et aux réseaux de communication

Par : M. Hafedh Yahmadi
Expert International en TIC

Il n’est facile et évident pour un pays comme la Tunisie ou pour n’importe quel pays développé ou émergent de bien conduire et protéger son processus démocratique sans la mobilisation et l’engagement de toutes les composantes de la société contre les enjeux sociopolitiques et culturels contradictoires qu’on voit aujourd’hui sur la scène internationale entre la mondialisation et le développement. L’article 32 de la constitution Tunisienne qui stipule que « L’Etat garantit le droit à l’information et le droit d’accès à l’information. L’Etat œuvre à garantir le droit d’accès aux réseaux de communication. » est avant tout une fierté nationale qui constitue une des briques de la construction de la bonne gouvernance démocratique, cette fierté doit se transformer de l’énoncé à la réalité sur le terrain! C’est dans ce contexte que l’alliance article 32 a été fondée par un collectif d’instituions pour fixer ce brique dans la construction selon des principes d’engagements à promouvoir les valeurs de l’action commune, de coopération et de coordination pour protéger les valeurs de l’égalité des individus dans leur droit à l’Information et leur droit d’accès à l’information et aux réseaux de communication ! Oui « réseaux de communications », un emploi des termes intelligents et développés qu’on ne trouve même pas dans le jargon des constitutions des pays développés ! Réseaux de communication signifie réseaux des réseaux qui est à la fin la définition de la toile de l’internet avec ses valeurs de liberté d’expression, ses valeurs des droits de l’Homme et les valeurs de la démocratie pour connecter et rapprocher les différentes civilisations. La Tunisie moderne a réussi à atteindre les premiers jalons de son projet démocratique mais il reste plusieurs défis qu’on ne peut surmonter qu’avec le travail, la concertation et les respects mutuels. Des actions qu’il faut implémenter soigneusement pour une bonne conduite d’un changement de réussite.
Les politiques et les gouvernements tous seuls ne peuvent plus contrôler ou piloter avec succès les mouvements sociaux de leur peuple dû à l’émergence des nouveaux besoins et des nouvelles valeurs sociales jugées parfois étranges et contradictoires avec la culture locale. La technologie de communication et surtout l’internet ont accéléré le rapprochement des civilisations, les partages des valeurs ainsi que des transformations radicales dans les systèmes de pensée ! L’espace virtuel est désormais une réalité parfois menaçante pour plusieurs gouvernements. Pour la Tunisie avec un contexte actuel très mouvant et complexe ou la gestion du changement de l’après révolution n’a jamais été soigneusement étudiée, planifiée ou même bien encadrée, il est difficile de faire face aux potentielles menaces qui touchent les vraies valeurs de la citoyenneté, de la démocratie et de la liberté, tout dépend de la volonté des décideurs, des responsables au pouvoir et des militants dans la société civiles. Il est important de signaler que la conduite du changement doit se faire dans un environnement multi acteurs ou chacun doit se mobiliser selon son domaine d’expertise pour piloter ce processus vers une démocratie prospère et développé de la Tunisie. La Tunisie de l’après révolution ou « La startup democracy » comme appelée par le gouvernement de technocrate à Washington est encore évaluée fragile politiquement, et économiquement devant ces enjeux délicats sociopolitiques, locaux et internationaux, car si le monde change dans les têtes avant de changer sur le terrain alors Il faut bridger le gap avec la mentalité locale en instaurant une culture appropriée de pensée, d’action et de communication avant de situer clairement les dimensions des orientations universelles tout en donnant les clés de compréhension de la démarche à suivre dans le contexte local. Un bon exemple en cours à citer est l’introduction des TIC dans le projet de réforme de l’éducation nationale qui doit commencer par les écoles primaires à fin de préparer les nouvelles générations aux diapasons de changement universel !
On disait que la désorientation est d’une certaine manière, la vérité de l’orientation, par conséquent la société civile doit être la première pour se mobiliser et agir pro activement à la désorientation à fin de garantir la réussite de la vérité de l’orientation. Malheureusement, en Tunisie, la voie de la société civile est encore faible surtout dans le domaine de la gouvernance des TIC, avec un silence non acceptable que certains qualifient de satanique et l’absence des commentaires à l’égard des projets des lois, questions ou propositions touchants les droits d’accès à l’information et la liberté d’expression. Ces derniers points constituent une part d’ombre dans l’espace de la société civile Tunisienne comptant 16000 ONGs aujourd’hui ! Cela expliquerait, entre autre l’état de conscience collective citoyenne qui n’est pas encore mature et nécessite des programmes urgents de sensibilisation et de montée en compétence sur la question citoyenneté et démocratie, des formations non seulement orientées citoyens mais aussi aux responsables à la tête des associations. Le texte de l’article 32 de la constitution Tunisienne protège clairement les droits à l’information, l’accès à l’internet et la réalité de l’inégalité sociale, l’alliance est une bonne initiative actant comme observatoire nationale via une communauté à plusieurs profiles qui est toujours accueillante et ouverte, on trouve (Experts TIC, Journalistes, Etudiants et jeunesse, avocats et juges, militants des droits de l’homme, politiciens, etc …). Cette initiative est une étoile dans le ciel de la société civile Tunisienne qui veillera à protéger les droits des transformations technologiques irréversibles qui ont rétréci l’espace, annulé pratiquement la distance et le temps dans les échanges des informations et dans la liberté d’expression.

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